L'attention de l'ALIA porte sur les programmes traditionnellement diffusés en ligne, que ce soit par câble, par satellite ou par voie hertzienne.

Les programmes de télévision ne doivent contenir aucune incitation à la haine fondée sur la race, le sexe, l'opinion, la religion ou la nationalité, (art. 26bis de la loi modifiée sur les médias électroniques).

La violence, l'érotisme, la pornographie et le respect de la dignité humaine font également partie des préoccupations constantes de l'Autorité tout comme la protection des enfants vis-à-vis des programmes des services de médias qui peuvent nuire à leur épanouissement physique, mental et moral. Le règlement grand-ducal relatif à la protection des mineurs dans les séries de télévision et les services de médias audiovisuels à la demande détermine la signalétique à utiliser pour les services télévisés sous licence luxembourgeoise.

La loi modifiée du 27 juillet 1991 sur les médias électroniques dispose que les éditeurs de services de médias audiovisuels à la demande relèvent de la compétence de l'ALIA. Les éditeurs concernés sont soumis à une partie des obligations applicables aux opérateurs de services de télévision, notamment en matière de déontologie, de protection des mineurs, ou encore de promotion des œuvres. L'ALIA est chargée de la bonne application de ces obligations.

L'évolution du marché audiovisuel (dont la question de la différence des règles imposées aux services de télévision et de radios par rapport à l'Internet) est une des préoccupations au niveau européen. L'actuelle directive SMA datant de 2009 devra bientôt être revue. Pour cela, la Commission a invité les Etats membres à procéder à une évaluation des coûts et bénéfices de la directive sur les services de médias audiovisuels. Les communications commerciales, la promotion d'oeuvres européennes ou encore la protection des mineurs sont d'autres sujets à l'agenda.