Afin de faire le point sur les premiers 18 mois de son activité en tant que régulateur indépendant des médias audiovisuels, l'ALIA avait convié, en date du 13 octobre 2015, la presse luxembourgeoise dans ses locaux.

L'Autorité est issue de la Commission indépendante de la radiodiffusion (CIR) et du Conseil national des programmes (CNP) dont elle regroupe depuis sa création le 1er décembre 2013 les compétences partagées dans le passé. Concrètement, l'ALIA surveille les programmes de radio et télévision ayant une autorisation luxembourgeoise, attribue les fréquences pour les radios locales et régionales et est en charge de la classification des films sortis en salle. Environ 80 services de radio et de télévision tombent actuellement dans le champ de compétence de l'Autorité.

Depuis son existence, l'Autorité a traité 25 dossiers - tant des plaintes provenant de l'extérieur que des autosaisines - dont la majorité relevait du domaine de la protection des mineurs. Toute personne physique ou morale qui s'estime lésée par le contenu d'un service peut porter plainte auprès de l'ALIA si ce contenu porte atteinte par exemple à la protection des mineurs ou à la dignité humaine. Ceci vaut également pour le contenu des messages publicitaires diffusés par les radios et télévisions. Par ailleurs, l'Autorité surveille si la transparence entre contenu rédactionnel et communications commerciales est respectée, de même que la durée maximale d'antenne réservée aux publicités.

Depuis la première réunion du Conseil d'administration en janvier 2014, l'ALIA a exprimé quatre blâmes à l'encontre de services sous sa surveillance. Son président Thierry Hoscheit a soulevé l'importance du dialogue de l'Autorité avec les chaînes concernées et a insisté sur le fait que l'Autorité n'est pas une instance de censure mais réagit ad hoc à la demande du public ou de ses membres.